Bandeau

 

 

 

" À l’école, j’avais un camarade qui passait son temps à siffloter L’Hymne à la Joie au fond de la classe. Tout le monde l’appelait Karajan. Il en avait oublié jusqu’à son prénom. Pour tout le monde, c’était Karajan.
Karajan ne savait pas trop qui était Karajan mais ça lui plaisait bien qu’on l’appelle comme ça parce qu’il avait peur qu’on l’appelle Bougnoule III. Dans la classe, il y avait déjà Bougnoule I et Bougnoule II.
À Nice, on préfère les surnoms, on dit que c’est mieux, que c’est plus clair. Avec un surnom, on sait à qui on a affaire. Les prénoms, ça cache toujours quelque chose. Ça cache ce que les parents veulent cacher. Tout le monde avait son surnom : le fils du dentiste c’était Chicot ; la fille du concierge, Linda de Suza ; le neveu du maire se faisait appeler Corleone.
On ne la fait pas aux petits Niçois.
Moi, pour tout le monde, j’étais Le Dégénéré ."

 

> D'autres extraits et vente en ligne sur le site des Editions L'Amourier


[ PRESSE ]

> Jean-Marie Barnaud sur REMUE.NET : Le Dégénéré ou "les fulgurances poétiques de l'idiotie"

> Alain Freixe dans le BASILIC : Le Dégénéré

> Face à la laideur dans NOTES ET CHRONIQUES de Jean-Pierre Longre

> Lecture publique du Dégénéré, Radio Pays d'Hérault, Emission "sous les couvertures", textes dits par Jeanne Bastide, Alain Birouste, Philippe Charleux

> DAZIBAO, juillet 2011, Alain Freixe